30.04.2008
Un autre monde est possible... mais lequel, boudiou ?!
J'aime beaucoup ce titre car il est déclinable à l'infini : «Ce n’est qu’un début, continuons quel combat ? » (version République/Nation/Bastille), , «Faut bouger le système cousin mais dans quel sens déjà? » (version Streetwear), «On ne va pas tarder à trouver un projet» (version Parti Socialiste Français).
Cette absence d’objectif de la plupart des mouvements contestataires se concrétise par une même stratégie : compter sur l'émotion suscitée par les constats écologiques et sociaux mis en avant pour s'exonérer de toute cohérence globale des revendications.
On peut également retrouver cette absence dans les œuvres militantes. Le film «American Dreamz » présente comme utopie un sosie de Bush avouant…qu’il ne sait pas ce qu’il faut faire. La bande dessinée « Garduno en temps de paix » aligne quant à elle les tristes constats de l’état du Monde en proposant au final… de rejoindre ceux qui « luttent contre ».
De tous temps, les mouvements de changements généreux et altruistes ont eu une certaine difficulté à éviter un écueil, se contenter de lutter « contre le système ». Expression adolescente qui sera toujours intraduisible en changements fondamentaux, heureux et pérennes.
Une solution existe pour éviter de lutter contre la société en général : se concentrer sur celle d’aujourd’hui.
Et il se trouve que les (tristes) constats à la base des mouvements contestataires sont en lien avec la principale évolution du monde d’aujourd’hui
15:30 Publié dans Vrais changements | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
28.03.2008
Le jour où on aura la santé
Aujourd’hui, l’argent dépensé pour développer de nouveaux médicaments dépend de deux choses: les subventions des pays qui peuvent se le permettre et les futures ventes du médicament en question.
L’avantage de cette approche ? Elle a permis et permet encore de lever des milliards de dollars: assurés de retrouver leurs billes et souvent beaucoup plus par l’exclusivité garantie par le dépôt d’un brevet, les laboratoires sont prêts à investir les sommes nécessaires.
Ses défauts? Les financements privés vont vers les maladies les plus «solvables». Dans une logique commerciale, il est en effet préférable d’améliorer une érection aux États-Unis ou en Europe qu’une espérance de vie en Afrique.
Une proposition de réforme consiste à mettre en place un fond mondial financé par les pays en fonction de leur produit domestique brut.
Les financements seraient alors versés par le fond aux laboratoires en fonction du… potentiel de chaque recherche à sauver les vies et à améliorer la santé.
Les producteurs ayant déjà engrangé cette prime, l'accès aux résultats de la recherche serait libre et ils pourraient alors vendre à bas prix pour le bénéfice de tous.
Cette réforme est devenue en 2006 un thème officiel de recherche de l’OMS.
Si elle était adoptée dans sa forme actuelle, elle marquerait une étape dans le principal enjeu d’un monde post-mondialisé: l'invention de nouveaux rapports entre les Etats et les Entreprises.
10:40 Publié dans Vrais changements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.03.2008
Maître du Monde, un dur métier
Président Directeur Général de Multinationale est un métier envié.
Les multinationales sont les nouvelles places fortes du Monde. Sur les 100 plus grandes entités économiques mondiales, les 2/3 sont des entreprises. The Place to be pour qui souhaite décider du sort du Monde.
Mais le PDG "dirige" t-il vraiment ?
Tout Maitre du Monde doit pouvoir décider en fonction de son code moral, selon son bon plaisir. Et le PDG doit pour sa part suivre les tendances des consommateurs, les progrès technologiques de son secteur, les lois nationales ou internationales, les fluctuations boursières, les attentes des banques et plus que tout autre chose sur terre : les avis des actionnaires.
Que peut réellement décider un entrepreneur une fois qu’il a pris tout ça en compte ?
L'article qui suit illustre cette réalité. Au delà du drame humain vécu par le PDG moyen, on voit s'y dessiner les réels leviers des changements d'aujourd'hui et de demain.
12:50 Publié dans Vrais changements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.01.2008
Le vrai pouvoir des ONG
D’après le, quelque peu influent, penseur français Alain Minc, elles seraient aujourd'hui les « nouveaux maîtres du Monde». Greenpeace, Oxfam ou encore Médecins Sans Frontières… les grandes ONG seraient devenues les en quelques années les organismes les plus puissants, les plus écoutés de la mondialisation. Présentes de Rio à Bali en passant par Doha dans tous les grands négociations internationales, ces organisations non gouvernementales en donneraient le la..
La réalité est plus complexe.
En premier lieu, la présence d’organismes non gouvernementaux dans ces négociations n’est pas exactement une nouveauté. En 1919, les négociations du Traité de Versailles accueillaient déjà notamment la Ligue des femmes pour la Paix et le statut d’observateurs des grandes organisations au sein de l’ONU remonte quasiment à la création de celle-ci.
Ensuite et surtout, il ne faut pas confondre présence et influence. Les ONG décident souvent du traitement médiatique des grands dossiers internationaux. Elles sont très loin derrière les Etats et les Entreprises dans l’influence sur les décisions finales.
Quelques exceptions confirment la règle. Parmi celles-ci, l’une des plus marquantes démarre en 1991. Quelques dizaines de personnes ne représentant qu’elles mêmes vont décider d’introduire une nouvelle règle du jeu international. Cette règle va influer profondément la première industrie mondiale, la situation des réfugies et le déroulement des conflits internationaux et guerres civiles.
La nouveauté va être dans leur succès. Le reste est à découvrir ci-dessous.
15:25 Publié dans Vrais changements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.01.2008
La première fois que le loup s'est introduit dans la bergerie
Le développement durable, c'est l'histoire de changements qui vont peut-être arriver.
Dans la (grande) famille des initiatives, le commerce équitable est sans doute la plus directement impactante. Or, à ce jour, les circuits équitables n’ont amélioré la vie que d’un peu plus d’un million de familles de petits producteurs du Sud. Chiffre impressionnant dans l’absolu mais beaucoup moins par rapport aux centaines de millions de personnes dont la vie dépend des cours des:matières premières agricoles.
Ce décalage est logique.
Concrètement, pour un décideur d’entreprise, les notions de qualité sociale et environnementale de production étaient quasi inexistantes en tant que demande des consommateurs et des investisseurs il y a dix ans.
Plusieurs étapes étaient alors nécessaires afin qu’elles puissent devenir une réalité dans la pratique : motiver consommateurs, investisseurs et législateurs ; aller chercher les informations sur les conditions actuelles de production ; réaliser l’amélioration de celles-ci et enfin, de façon transversale, s’entendre sur ce qu’on entendait par un bon produit ou une bonne entreprise.
Les principales victoires du développement durable ont été autour de la première de ces étapes, la sensibilisation des seuls acteurs susceptibles d’amener un chef d’entreprise à changer ses pratiques.
Et il reste un long chemin avant que ne soit franchies les autres…
L’histoire qui suit permet de se rappeler qu’il y a encore quelques années le fait même de préférer un produit parce qu’il ne mettait pas en danger l’écosystème ou pour la qualité de vie de ceux qui l’ont produit était interdite au premier acheteur français.
15:30 Publié dans Vrais changements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

