30.06.2008
Où militer aujourd'hui pour avoir une voiture de fonction demain ? (courrier des lecteurs)
Cher Monsieur,
La volonté exprimée par votre fils de «rejeter la société de consommation et le néolibéralisme sauvage des élites mondialisées» semble effectivement poser de nombreux problèmes au sein de votre cellule familiale.
Je comprends en effet aisément l’impact négatif sur l’ambiance des réunions familiales que peut avoir la volonté de Kévin de «vomir Noël, la fête des mères et tous les autres symboles pourris des oppressions religieuses comme capitalistes d’ailleurs».
De plus, à partir du moment où votre enfant refuse de «rejoindre n’importe laquelle des écoles des moutons du capitalisme, [ces] véritables fabriques de futurs esclaves volontaires des multinationales», ses choix d’orientation professionnelle semblent, au mieux, incertains.
La question que nous devons nous poser est la suivante : Comment doit réagir l’éducateur parental face à pareille situation ?
Si elle a le mérite de la simplicité, je ne crois pas que la méthode que vous suggérez (des «coups de pieds au cul pour le remettre dans le droit chemin ») soit pertinente.
De même, l’«envoi dans un camp d’encadrement militaire» ne me semble pas envisageable à court terme. Si nous ignorons si ceux–ci étaient prévus pour répondre aux problèmes d’orientation, la candidate qui les suggérait n’a de toutes façons pas été élue.
11:40 Publié dans Autour de la question | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : politique, engagement, gauche prolétarienne

