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20.01.2008
French as a Grenelle
Dans les futurs livres d’histoire des écoliers du monde entier, l’année 2007 sera probablement considérée comme l’année qui aura permis de sauver le monde de l’urgence écologique. Cette année représentera celle de la première étape de la révolution écologique mondiale, l’année du… Grenelle de l’environnement français.
Le 25 octobre 2007, dans son discours de clôture de la première phase du Grenelle, Nicolas Sarkozy a annoncé à plusieurs reprises que cette révolution était déjà une réalité du fait de l'association incroyable de syndicats, d'entreprises, de collectivités et d'ONG dans un processus de décision étatique.
Ce jour là, de nombreux fonctionnaires, députés et décideurs de l’Union Européenne ont appris que les réunions multipartites organisées depuis des années par l’Europe en préambule à une bonne partie des grandes décisions n’étaient que de vagues rounds de préparation à l’initiative française.
Les fonctionnaires européens étant plutôt habitués à la « french prétention touch», même leur étonnement ne saurait représenter un évènement digne de ce nom.
L’éventuel, potentiel, hypothétique et conditionnel changement sera (peut-être) ailleurs.
Pour comprendre celui-ci , il faut se concentrer sur deux mots : « Première phase ». A ce jour, le Grenelle vient de finir sa « première phase ».
Le Grenelle est un processus législatif. A ce titre, il doit respecter trois phases. La première est une série d’engagements gouvernementaux. La seconde est dans le vote des lois ou la publication des décrets. La troisième est dans leur pleine application.
Le résultat de la première est plus que satisfaisant. Le Président d’une grande ONG environnementale française rappelait au lendemain du discours présidentiel qu’aux quinze grands engagements qui venaient d’être annoncés, correspondaient presque autant de courriers toujours en attente de réponse des gouvernements précédents.
Certains des engagements du discours sont potentiellement révolutionnaires : le fait qu’une société mère puisse être demain tenue responsable des dommages causés par ses filiales étrangères représenterait une des premières réponses d’un Etat à la réalité mondialisée de notre siècle.
Mais tant que cette promesse et beaucoup d’autres ne seront pas non seulement votées mais appliquées, le Grenelle ne représentera rien d’autre qu’une longue série d’occasions de se réunir entre gens de bonne volonté.
17:50 Publié dans Faux changements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RSE, RSSE, responsabilité sociale de l'entreprise
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